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EMOTIONS - ATELIER ECRITURE SEPT 20

20 Septembre 2020 , Rédigé par AB Publié dans #thème libre

ÉMOTIONS

 

 

 

 

        La vie d’une personne, au début, c’est un grand verre d’eau claire qui prend bien la lumière, qui jette des éclats. Le flux de la vie y scintille comme un diamant. C’est cette lueur pure qui brille dans les yeux des enfants. Puis l’existence jette des gouttes de couleur dans cette transparence. Les premières expériences, les rencontres se déploient en longs filaments colorés. C’est beau, quelquefois moins…Tous ces possibles, tous ces tons juxtaposés qui tourbillonnent, c’est l’adolescence . Puis, peu à peu, une couleur dominante apparaît. Certains ont des vies bleues, d’autres s’agitent en orange, les malchanceux voient leur verre brunir progressivement. La bonne nouvelle c’est que si le hasard, le destin déversent sur vous une bonne dose de vinaigre, le premier choc passé, on réalise que l’onde s’éclaircit et qu’il va être possible d’accueillir des couleurs nouvelles.

 

 

     Le jour où il fut fait prisonnier, il se fit beaucoup de reproches : l’insouciance,

voilà qui expliquait sa situation actuelle. Qu’est-ce qui lui avait pris de se relâcher ainsi ? Habituellement, toujours sur le qui-vive, il ne faisait confiance à personne, guettant le moindre bruit, se déplaçant discrètement, dormant d’un sommeil léger. Voilà, un bref moment d’inattention et paf, c’était trop bête ! Coffré ! Et pour combien de temps ? La pièce était sombre et humide. Un étroit soupirail grillagé, placé haut, y dispensait une lueur glauque. Dans un coin, avachi dans l’ombre, frissonnant, affamé, il sentit l’espoir glisser hors de lui.

        Brutalement, un bruit de pas, des clés qui sonnent comme des chaînes et des voix qui se rapprochent. Et soudain, alors que tout son corps s’est tendu :

« Tu crois qu’il pourrait être là, le chat ?

- Minou... Minou ! »

 

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CHIENS ARGELES

19 Septembre 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Sorties weekend

CHIENS ARGELES

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Absolution...

18 Septembre 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Absolution de solution,

Résolution en régularisation,

Détermination de déminage de terrain,

Allocution de communication,

 

Arras, Douai, Nord, Pas de Calais .

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Lescar

17 Septembre 2020 , Rédigé par DP Publié dans #Théâtre

En souvenir : mai 2019 ,

c'était le 20 ème anniversaire du Festival de Théâtre Amateur de LESCAR qui connut un succès fou, oui, il y a bien eu le feu aux planches !
…. hélas,

il n'y a pas eu de 21 ème édition, coronavirus oblige ...

Ce lieu magique doit absolument revivre,

 ces festivals se poursuivre … dans une salle désormais entièrement rénovée .

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sympathie pour le diable

16 Septembre 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ciné

SYMPATHIE POUR LE DIABLE de Guillaume de FONTENAY

Avec Niels SCHNEIDER (« Curiosa »), Vincent ROTTIERS, Ella RUMPF

 

Histoire vraie, puissante et poignante :

En 1992,

Sarajevo , en Bosnie- Herzégovine, survit, assiégée et massivement bombardée par les extrémistes serbes.

Paul Marchand, joué par Niels Schneider, journaliste canadien de guerre, couvre le conflit depuis le début et utilise son espace de tribune pour reprocher son inaction à la communauté internationale.

Son acolyte est photographe (Vincent Rottiers)

Mais que faire lorsqu'un journaliste est censé, du fait de sa déontologie, rester toujours objectif ?

 Paul Marchand, avec son bonnet, ses cigares et ses lunettes, va devoir faire un choix, qu'il sait juste, mais difficile, d’autant plus qu’il s’entiche d’une journaliste locale. (la brune Ella Rumpf )

Le conflit a duré 4 ans et fait 100 000 morts . «  …encore un cri d’alarme qui ne changera rien pour la communauté internationale ! » dit Paul Marchand sur les ondes .

Une scène est déchirante,

celle au cours de laquelle un sniper tue un enfant de 3 ans .

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La buée

15 Septembre 2020 , Rédigé par EG Publié dans #Ecrits

Ne pas la laisser mettre de la buée sur vos lunettes.

L'empêcher de refroidir vos os et d'éteindre les petites lumières dans vos têtes.

Lui interdire l'accès à votre cœur et à votre âme.

La repousser comme le vent repousse les nuages noirs.
Et si vous n'y arrivez pas,

 si vous n'avez plus d'espoir,

 négociez, tel le condamné à mort, une dernière cigarette.
N'oubliez pas !

Ne pas la laisser mettre de la buée sur vos lunettes ;
la tristesse.

EG

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LA LAISSE

14 Septembre 2020 , Rédigé par PN Publié dans #LIVRES

Voilà un superbe roman de Françoise Sagan.
Ses personnages sont d'une justesse à croquer.
Un régal à lire sans modération.

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je pense à toi souvent

13 Septembre 2020 , Rédigé par AB Publié dans #thème libre

Je pense à toi souvent

l’automne qui commence a, comme le printemps,

une joue chaude et une joue froide

quand je sors de chez moi

je vérifie que les menues pensées qui se sont semées

près du seuil, dans une fissure, sont encore là

j’espère qu’on les laissera fleurir

 

Je pense à toi souvent

je suis masquée et les odeurs aussi

désormais le parfum du croissant chaud se mérite

il ne précède plus le regard

maintenant sentir demande une intention

c’est comme au tiercé, les sens arrivent

dans le désordre

 

Je pense à toi souvent

le lin et le coton cèdent peu à peu la place

à des tissus douillets

la lumière se dore et les feuillages s’y mettent aussi

je vois ici et là des bordures roussies

et des feuilles séchées

migrent vers les rigoles

 

Je pense à toi souvent

les journées se feuillettent avec lenteur

après une saison cruellement manquante

je n’en finis pas de guetter l’éclosion de l’automne

sur les étals, une fois les pêches disparues

éclateront demain les soleils des citrouilles

autre façon de décompter le temps

la seule valable peut-être...

 

je pense à toi souvent

le soir venu le brouillard monte du fleuve

et rampe dans ta ville

là, dans le gymnase, tu te blanchis les mains

tu mesures du regard le haut mur d’escalade

et tu empoignes les cordes comme tu empoignes ta vie

 

                                                               

 

 

 

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Une présence silencieuse et feutrée est là…

12 Septembre 2020 , Rédigé par JP Publié dans #Ecrits

ATELIER ECRITURE FEV 2020 ADE

Une présence silencieuse et feutrée est là…

 

Une présence silencieuse et feutrée est là, mon corps perçoit progressivement une douce chaleur, il est allongé confortablement.

Le tic tac nerveux de ma montre envahit l’espace, mes sens s’éveillent lentement, s’ouvrent à ce moment merveilleux et inquiétant où tous les possibles s’offrent à nous.

Nul bruit alentour, avec mes premiers mouvements arrivent ces vieilles compagnes du matin, les douleurs d’ici ou là, qui tentent de saboter la promesse de ce nouveau jour.

Le silence, bien que ouaté s’impose, aucun ne révèle l’existence d’une vie, ce silence devient angoissant par la place qu’il occupe.

Que se passe-t-il ?

Ma main balaie l’espace à la recherche de mon compagnon d’insomnies, le poste de radio, un son effrayant jaillit de la boite, une voix annonce « ALERTE CORONA VIRUS » …  

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Gabriela Mistral, extrait du poème "Boire", dans le recueil D'amour et de désolation,

11 Septembre 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Je me souviens des gestes
et c'était pour me donner de l'eau. 
Dans la Vallée du Rio Blanco,
où prend naissance l'Aconcagua, je vins boire, 
je bondis boire dans le fouet d'une cascade,
qui tombait chevelue et dure se rompait rigide et blanche. 
Je collai ma bouche aux remous, et cette eau sainte me brûlait, 
trois jours durant ma bouche saigna de cette gorgée d'Aconcagua.  


Gabriela Mistral, extrait du poème "Boire", dans le recueil D'amour et de désolation,

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