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Articles récents

Prendre corps - G. Luca

19 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #thème libre

je te flore /
tu me faune /
je te peau / je te porte / et te fenêtre /
tu m'os / tu m'océan / tu m'audace / tu me météorite /
je te clé d'or / je t'extraordinaire / tu me paroxysme / tu me paroxysme / et me paradoxe / je te clavecin / tu me silencieusement / tu me miroir / je te montre / tu me mirage / tu m'oasis / tu m'oiseau / tu m'insecte / tu me cataracte / je te lune / tu me nuage / tu me marée haute / je te transparente / tu me pénombre


Ghérasim Luca, extrait de "Prendre corps", dans le recueil Paralipomènes,

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SORTIE  à l’extérieur de la maison

18 Juillet 2020 , Rédigé par BP Publié dans #Ecrits

Atelier d'écriture de juin à Adé

SORTIE  à l’extérieur de la maison

 

Nous avons attendu la fin du confinement Pour pouvoir sortir ensemble près de chez nous.

Hélas 8 jours de pluie en continu ont gâché notre projet .

Quel grand plaisir quand enfin, nous sommes allés à la rencontre de la nature avec la sensation du vent léger qui nous a apporté des odeurs d’herbes humides, puis celles des fleurs épanouies, en passant près des maisons.

En suivant les nouveaux chemins dus au remembrement, nous avons entendu le bruit des petits ruisseaux cachés par des herbes folles des roseaux, des ronces, des arbres.

 Les oiseaux nous ont accompagnés.

Joël me donnait le nom en fonction du chant.  Au loin, nous entendions le clocher de l’église qui sonnait l’heure.

Sur une petite partie dégagée au bord d’un minuscule ruisseau invisible dans les herbes… J’ai décrit l’animal que je voyais. Tranquille, il mangeait de l’herbe. Il était court sur pattes, un peu roux, une longue queue ronde et droite. Un peu plus gros qu’un chat ; « c’est un ragondin » me dit-il...

« Ils ont été relâchés après que la mode de la fourrure à disparue ».

 Puis, il a disparu dans les herbes près du ruisseau .

Nous sommes revenus chez nous. En nous disant : « à refaire bientôt ! »

 

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Pic du Jer

17 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Sorties weekend

Matin énergie - Visite Pic du Jer + cours méditation et Qi gong

Dim.19 juillet 10 :00  · Pic du Jer · Lourdes

Vous aimez Qi gong, Taïchi, Méditation, Sylvothérapie, Massage

Ce cours de méditation et qi gong durera 2h de 10h à 12h. Ce pass inclut la montée / descente du funiculaire du Pic du Jer, ainsi que le cours de méditation et qi gong.

 Il sera accessible à tous, débutants et confirmés.

Présentation : Sylvain

 Professeur de Qi Gong et Taïchi médaillé au championnat de France 2019, 2ieme Dan. Sylvain propose tous les dimanches matin de l’été juillet- août de pratiquer la méditation et le Qi Gong en plein air dans des sites prestigieux des Hautes-Pyrénées.

 

Cette pratique en pleine montagne renforce l’énergie vitale pour se sentir mieux.

 

Prévoir des vêtements souples et chauds + chaussures de sport + chapeau + lunettes et crème de soleil.

Vous serez accueilli par un thé et des fruits secs. – Participation 30€ / pers, Panier pique-nique bio 11€ / pers.

 Covoiturage à partir du camping Soleil du Pibeste.

+infos +33672321704

Pensez à réserver en ligne pour faciliter la pratique.

 

 

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Gilles et ses 50 ans

16 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Théâtre

Gilles,

de la compagnie des « Exquis Mots » d’Adé,

 aurait beaucoup aimé pouvoir jouer la pièce « FAMILLE GAAARDE A VOUS » ,

pour ses 50 ans, le 30 juin en 2020 ;

ça aurait été une satisfaction personnelle, à partager avec son public.

En effet,

il incarnait dans la pièce, le rôle de PIERRE- JEAN , célibataire,

dont l’anniversaire des 50 ans ( !) allait etre célébré, en fanfare,  en famille .

La coïncidence théatre/vie privée était parfaite.

 

 L’épidémie de Coronavirus, hélas, n’en a pas voulu ainsi…

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« PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU »-2019

15 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ciné

« PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU »-2019

De CELINE SCIAMMA

Avec NOEMIE MERLANT

ADELE HAENEL

LUANA BAJRAMI

Cette œuvre est romantique avec un grand R et restitue l’atmosphère sobre de 1770, propre à « Les hauts de Hurlevent », « Jeanne Eyre ».

Une femme peintre, MARIANNE, (Noémie Merlant) est embauchée par une famille afin de brosser le portrait de la fille à marier, HELOISE, jouée par Adèle Haenel, c’est la tradition ; mais la jeune femme à marier, sortant du couvent, résiste à une nouvelle forme d’emprisonnement ; ce n’est qu’à force d’observations, avec un stratagème d’approche que les 2 femmes vont se mettre d’accord sur l’objectif de départ. Marianne ne dit pas à Héloïse qu’elle est peintre, elle est officiellement une dame de compagnie, pur les promenades en bord de mer. Elle l’observe donc et mémorise ses traits afin de les reproduire plus tard, seule !! Ces regards profonds vont troubler Héloïse.

Il s’agit de découvertes progressives de ces 2 êtres, au-dessus d’elles plane bien sur le pêché, les on dit, mais peu importe, la passion emporte tout.

On constate les résistances de l’une puis de l’autre, pour en venir à l’acceptation, toute en finesse.

Finalement, avec « PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU », on obtient surement un chef d’œuvre car le tableau est splendide. La touche finale est le feu, symbole de l’amour et apportant la lumière au tableau.

Pour ceux qui aiment les couleurs et leur interprétation, Héloïse porte la robe verte alors que Marianne a la robe rouge.

Il y a autour de cette histoire les paysages côtiers sublimes, les robes et capelines d’époque remarquables.

La sensualité est présente à travers cette rencontre tant picturale qu’amoureuse.

Les actrices sont à la hauteur de l’évènement.

Bravo !

 

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JE SORS

14 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Atelier d'écriture virtuel à Adé en Juin -

 

Je sors

Je sors de chez moi pour faire une petite marche sportive, le médecin m’a dit le matin que ma tension artérielle était « un peu juste ». Les voisins sont chez eux, je ne les vois pas. Je monte la pente qui caractérise le début du chemin. Les herbes ont poussé. Je m’amuse à écraser quelques ronces envahissantes. J’arrive sur la route. Au loin, quelque chose brille. Je pense tout de suite à une voiture mais, non, c’est un panneau qui reflète les rayons de Râ. Sur ma droite, un pin ressemble à une éponge géante, c’est une variété originale. Je slalome entre les flaques éparses sur le chemin. Tout à coup, le vent se lève et se traduit par du bruit dans les feuillages. Etonnant ! Pourvu qu’il ne pleuve pas ! Sur la gauche, une barrière de prairie, l’herbe a été fraichement coupée. Ça ressemble à un champ réservé pour des chevaux. Sur le bas-côté, les arbres laissent entrevoir leurs racines. Transparence ! Après le bois, vient le village avec ses habitations. Découverte !

Puis la route avec un cycliste qui m’interpelle pour le laisser passer : je suis sur la bande verte, contraint par des ronces rebelles. Désolé Monsieur le cycliste !

J’aperçois un tracteur-tondeuse à l’œuvre, qui monte et qui descend une pente. Danger !

J’aperçois les pétanqueurs sur leur terrain ; je ne me retourne pas.  Concentration !

Une dame arrose ses fleurs chez elle. Le chien fait sa sieste mexicaine. Il ne fait pas son travail de veille. Rêverie !

 

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Madame PYLINSKA et le secret de CHOPIN

13 Juillet 2020 , Rédigé par PN Publié dans #LIVRES

Un coup de cœur que ce roman de Eric-Emmanuel Schmitt.

 

Madame Pylinska, aussi accueillante qu'un buisson de ronces, impose une méthode excentrique pour jouer du piano : se coucher sous l'instrument, faire des ronds dans l'eau, observer le vent, écouter le silence, faire lentement l'amour... Au fil de ses cours, le jeune Éric-Emmanuel apprend bien plus que la musique, il apprend la vie.
L’œuvre de Chopin donne-t-elle un sens à l’existence ? Aidera-t-elle le narrateur à comprendre son chemin, et saisir le secret bouleversant d’une personne aimée ?


Un incontournable à lire en écoutant du Chopin.
Pawel Klimek et Justyna Królak,je vous le recommande vivement :

ce roman est un hymne à la musique et à la Pologne.

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Le climat en hiver était bien plus rude que maintenant...

12 Juillet 2020 , Rédigé par MPB Publié dans #Ecrits

 Atelier d’écriture à distance, à Adé, en juin 2020

 

Le climat en hiver était bien plus rude que maintenant

         Quand j’étais petite, mes parents habitaient une maison, dans le haut du village et j’avais une bonne heure de marche, pour arriver à l’école.

          Le climat en hiver était bien plus rude que maintenant et la neige tombait en abondance.

          Ma mère voulait m’accompagner les jours enneigés, mais moi j’ai toujours refusé, pour pouvoir m’enfoncer dans la neige.

          Dame blanche recouvrait mes genoux et j’étais heureuse. C’était si beau, si calme. J’appréciais ce silence. J’avais l’impression d’être seule au monde. J’arrivais trempée à l’école mais qu’importe, j’étais libre.

         Ma mère me récupérait souvent malade, mais tant pis. Quelques journées à me faire chouchouter, et je recommençais. Je cherchais en fait une liberté surveillée.

         Maintenant quelques années plus tard, je suis toujours libre dans mes gestes, toujours à la recherche d’une nature bienfaisante, malgré le réchauffement climatique, et donc moins de précipitations. Mais, j’ai toujours la sensation d’être protégée, en complicité avec la nature.

 

 

 

 

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William Shakespeare, "Les yeux de mon amour"

11 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Les yeux de mon amour n'ont rien du soleil
le corail rouge est plus rouge que ses lèvres
si la neige est blanche sa poitrine est sale
les cheveux des fils des fils noirs sur sa tête
j'ai vu des roses damassées rouges blanches
mais aucune rose je n'ai vu sur ses joues
et je connais tant de parfums plus subtils
que l'haleine puante de mon amour
j'aime l'entendre parler mais je sais
que le son de la musique plaît davantage
j'avoue n'avoir jamais vu de déesse aller
et mon amour piétine plus qu'elle ne marche

mais je crois mon amour aussi rare que celles
qui trichent sous de trompeuses comparaisons


William Shakespeare, "Les yeux de mon amour".

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au lac de SOUES

10 Juillet 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Aujourd’hui il fait beau,

et c’est l’occasion d’aller pique- niquer au lac de Soues , juste après Laloubère.

On se gare

et on observe les alentours, pour trouver l’emplacement d’une table ;

Ça y est,

une table se libère et, opportunistes, nous posons notre glacière sur la table en guise de fanion, un peu comme les 1ers hommes à marcher sur la lune .

Le site est beau, boisé, entretenu.

 Le restaurant du lac trône au milieu.

A l’arrière, un équilibriste funambule s’essaye à cet art difficile circassien du déplacement sur une corde, pieds nus,  entre 2 arbres. La hauteur est d’un mètre environ, pour les chutes anticipées.

Devant nous, sur la gauche, un pêcheur extrait de l’eau, un monstre marin, une carpe de près de 7 kg , nous dit-il . Sa compagne le photographie pour la postérité avec son poisson jaune, sur les genoux.

 

Des bateaux voguent sur l’eau, au loin, sur la droite, téléguidés par un ou deux « mentors » . De temps en temps, une explosion du type pétard se fait entendre.

Des enfants passent devant nous à vélo.

Quelques personnes âgées viennent gouter des moments de quiétude, à l’ombre des arbres, pour oublier leurs douleurs chroniques.

Il est l’heure, nous mangeons avec appétit, notre repas froid ,

Puis, nous lisons, ou bien nous nous assoupissons épicuriennement.

 

Nous quittons l’endroit, après cette parenthèse de bonheur simple, avec l’envie de recommencer la séance ailleurs, un prochain dimanche .

 

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