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ENTRETIEN AVEC ...IGOR , personnage incarné par Patrick

17 Janvier 2019 , Rédigé par MG Publié dans #Théâtre

Patrick, 2eme , en partant de droite.

Patrick, 2eme , en partant de droite.

Entretien avec Patrick BROSSAUD, du Bureau du festival Carapatte :

 

 

Comment es-tu parvenu, Patrick, à ton métier d’aujourd’hui ?

Je suis parvenu à mon métier d’agent de maintenance industrielle… par hasard !En effet,  j’ai commencé par un BEP CAP d’électrotechnique au lycée Jean Dupuy à Tarbes en 1996.

Ensuite,j’ai passé un concours de chaudronnier à l’Arsenal, nous étions 200 candidats pour 10 places ; j’ai réussi en partie grâce à ma grande motivation affichée.

Puis, j’ai été engagé à la SOGEM à Bordères -sur -Echez, non sans faire au préalable durant 2 ans et demi une formation de perfectionnement. La 1e partie se fit au centre de formation de l’Arsenal de Tarbes, la 2e partie se passa près de Bordeaux, à Ambarès.

 

Présente-toi, Patrick, si tu veux bien, pour nos amis du blog !

  Je suis né en 1978 à TARBES. J’habite à OSSUN. Je suis aujourd’hui célibataire, père de 3 enfants : 2 filles et un garçon qui est l’ainé. J’ai des origines familiales alsaciennes.

Tu as joué au rugby dans ta jeunesse et ça compte beaucoup pour toi…

J’ai joué au rugby à BARBAZAN, puis à AZEREIX. C’est au collège, puis au XIV de l’UNSS que j’ai connu CEDRIC, mon Président de Carapatte. Je garde d’excellents souvenirs de ce sport, car grâce à sa pratique, j’ai appris de bonnes valeurs de courage, d’humilité, de respect et d’abnégation. J’ai occupé le poste de pilier. Cet apprentissage sportif m’a servi énormément pour m’intégrer dans la vie courante.

Avais-tu un mentor, un coach de vie dans ta carrière ?

Oui, il s’appelait YVAN, il était bienveillant, malheureusement, aujourd’hui, il n’est plus de ce monde.

Et d’où vient ton penchant pour le théatre ?

Quant à mon côté artiste, je l’ai toujours été et bizarrement j’étais le seul de la famille à etre porté vers cet art. Je revendique mon originalité de ce point de vue, je l’assume pleinement. J’ai tenté de faire un one -man -show à partir de mon expérience rugbystique par le passé , mais ça n’a pas pris car, avec le recul,  j’étais trop seul , seul à écrire, seul pour la mise en scène .

 

Ton boulot, Patrick ?

Le « Travail » pour moi est très important , je ne suis jamais très longtemps dans l’inaction . Philosophiquement, je considère que chacun doit trouver sa « Place ».  Je suis polyvalent :

soudeur, chaudronnier, tuyauteur .

 Nous sommes 35 employés, administratifs compris.

 D’abord, on prépare le chantier avec notre bureau d’études, puis on intervient.

Conserves-tu une anecdote dans le métier à nous narrer ?

 J’ai envie de dire que je suis un casse-cou, ou plus exactement que je l’étais, avec de très nombreux accidents de travail ; je me suis nettement amélioré à partir du moment où je me suis mis au théatre et à l’impro ; en effet, j’ai appris à avoir de l’empathie, de l’écoute et je me suis tout de suite mieux maitrisé.

 

Quelle est ta journée-type de travail ?

Je dois me lever à 5h30 car je me rends en covoiturage près de Lannemezan, anciennement Pechiney, à Beyrède ; aujourd’hui, le nom de la boite, c’est IMERYS. Ma journée commence à 7h30, avec une pause repas de midi à 13h, que je respecte peu, je le reconnais mais c’est ma faute. Je termine à 16h30.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui veut se lancer dans le métier ?

D’etre motivé,

Car mon carburant, personnellement, c’est la passion, les émotions, le cœur. L’argent, à mes yeux, arrive après.  

Je conseillerais aussi aux jeunes d’etre sérieux à l’école car à titre personnel, j’ai quelques regrets d’avoir arrêté trop tôt.

Quel est ton état d’esprit en général, ta philosophie au quotidien, cher Patrick  ?

Je suis quelqu’un de positif, je veux être heureux et je me donne les moyens de l’être.

 Ainsi, je considère qu’on doit pouvoir vivre ses rêves .

J’ai envie de citer pour le blog une phrase de John LENNON : « Quand j’étais petit, ma mère m’a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais être plus tard, j’ai répondu « heureux. Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie » .

Au point de vue théatre, où en es-tu ?

Je suis aux « improsteurs » à Tarbes, je m’éclate, j’adore ça, je suis vraiment à ma « place ». J’ai connu cet atelier grâce à mon fils et mon ex -femme qui allaient voir leurs spectacles. J’aime me faire peur, avoir le frisson et c’est un peu le parallèle avec le rugby avant d’entrer sur le terrain.

Et à Carapatte (festival itinérant de théatre pour jeunes), comment y es-tu venu et comment ça se passe ?

J’ai décidé de relever le gant quand l’équipe précédente a arrêté il y a 3 ans environ. Nous avons commencé avec d’autres copains, avec mon ex femme à Adé et c’est d’ailleurs, à Adé, que j’ai créé mon personnage-phare… d’IGOR. Cette année, vous me verrez à LUZ- ST SAUVEUR en juin.

 Parle nous d’Igor ? C’est qui, cet effrayant personnage que tu incarnes avec tant de plaisir ?

Mon Igor, c’est un personnage ambitieux, un peu comme Iznogoud, qui veut être calife à la place du calife ; Igor voudrait détrôner la sorcière Carapatte. Il a l’accent russe des Carpates. Il est très physique, engendre la peur, les frissons. Il ne pourra jamais prendre la place de la sorcière car il n’a pas assez de compétences.  

 

 

 

 

 

 

 

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Les invisibles

16 Janvier 2019 , Rédigé par DP Publié dans #Ciné

Les invisibles

EPATANT !
J'avoue avoir pleuré et ri, alternativement, toutes les quatre minutes lors des 1H45 qu'a duré le film.

A la sortie d ' " INVISIBLES" je devais avoir une drôle de tronche avec ces yeux rougis , ces toutes petites larmes doucettes qui n'avaient pas encore séché, non pas des flots, des gouttelettes de tendresse souvent, des gouttelettes d'émotion, de fierté aussi quand, au final, ces femmes sortent dignement du squat où elles logeaient et travaillaient en douce et qu'elles toisent en souriant les deux rangs de policiers qui les expulsent... bon, l'une d'elles leur fait un doigt d'honneur, on ne peut pas lui donner tort tout de même !.
Et sur la route du retour,

j'avais les yeux encore brouillés... impossible de savoir si je suis passée à moins de 80 kms heure devant le radar tout près de chez moi.
Et elles sont belles ces vraies femmes, cette Brigitte Bardot, cette Catherine Lara, cette Lady Di comme elles aiment s'appeler, belles ces femmes sans-abris, échouées dans la rue au hasard de quelques malheurs. . L'une a été aide-soignante, une autre : agent de sécurité, une autre encore Escort girl, l’une d'elle est diplômée en philosophie et lit KANT ou je ne sais plus quel philosophe. Et, il y en a même une qui a été psychanalyste ! Sous ces surnoms qui font sourire et leur redonnent un semblant d'éclat, elles ont donc ce triste point commun : elles sont SDF.
Chaque matin,

car la nuit elles couchent dehors, s'ouvrent les grilles de L’Envol, un centre d’accueil où quatre femmes , quatre assistantes , quatre travailleuses sociales parfois bénévoles, vont les aider , à se redresser " Tiens-toi droite" et à chercher du travail, à leur en trouver même en se mettant elles-mêmes hors-la-loi .... Allez voir le film, vous en saurez plus.
Parmi ces accueillantes, deux actrices formidables : Corinne Masiero et Audrey Lamy qui ont toutes deux laissé aux vestiaires les tics des séries télés où elles jouent, et c'est tant mieux. Je décerne illico le César de la Meilleure Actrice à Audrey Lamy.
Je m'en fiche si j'ai lu parfois des critiques bien tièdes, mais j'en ai lu aussi d'extrêmement élogieuses. Oui, j'ai aimé cette tragicomédie sociale, tendre et rude. Si le réalisateur Louis-Julien Petit nous avait habitués à le voir traiter des problèmes de sociétés importants et très actuels, parfois tabous, il le fait ici avec tendresse, générosité et humour et quand, au générique, s'affichent les sourires de chacune de ces femmes SDF qui ont joué dans ce film, avec leur nom qui s'affiche bien en grand sur l'écran, on est heureux pour elles et on leur dit , à elles et aux autres : foncez, tout n'est pas perdu !

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Domi - nouvelle d' Annick Baleri - 3e prix du concours de la nouvelle du festival des exquis mots en 2017

15 Janvier 2019 , Rédigé par AB Publié dans #Ecrits

Domi  - nouvelle d' Annick Baleri - 3e prix du concours de la nouvelle du festival des exquis mots en 2017

Domi .

 

Mon nom, c'est Domi. Comme Domino. Parce que je suis blanc et noir ou noir et blanc,

 

comme vous voudrez, c'est vous qui déciderez. Je suis berger, chien de berger. C'est mon grade,

 

c'est ma fierté.

 

Je suis venu tout petit à la Maison. A cette époque, je tenais à peine sur mes courtes pattes

 

et le poids de mon petit derrière dodu m'obligeait souvent à m’asseoir brusquement, au beau milieu de la cour, encerclé aussitôt par les poules curieuses. Marcelle, ma patronne n'avait jamais possédé que des labrits, ces bergers des Pyrénées à la fidélité sans faille mais têtus. Certains devenaient

 

même, avec l'âge, acariâtres au point de s'attaquer avec une égale conviction  aux mollets des promeneurs et aux pattes des brebis flâneuses. Leur ardeur à protéger les abords de la maison posait

 

déjà quelques problèmes mais les plus vifs débordaient parfois de tant d'autorité qu'ils tétanisaient

 

les troupeaux refusant alors d'avancer. Pourtant, accueillir un chien qui n'était ''pas de là'' révélait,

 

de la part de ma maîtresse, une certaine témérité. Dans les Pyrénées, en effet, on aime bien situer les

 

gens, les filiations sont importantes. On sait ainsi de quoi on parle. Il en va pour les chiens comme

 

pour les hommes. On regardait d'ailleurs avec curiosité et, il faut le dire, un certain scepticisme, les

 

toutous qui accompagnaient les vacanciers. Toutefois, Marcelle, lorsqu'elle avait entendu parler des

 

border collies, n'avait pas hésité longtemps avant de tenter l'aventure. C'est ainsi qu'un jour, malgré

 

mes origines anglaises, devenu pyrénéen, j'ai découvert la Maison.

 

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La petite mésange qui faisait tout à l'envers.

14 Janvier 2019 , Rédigé par MP Publié dans #LIVRES

La petite mésange qui faisait tout à l'envers.

 

         Il était une fois une mésange qui faisait tout à l'envers. Par exemple, au lieu de s'envoler de son nid, elle plongeait tout au fond. Au lieu d'ouvrir son bec pour picorer des moucherons, elle les laissait se poser sur son bec...bref, tout à l'envers ! À l'école des mésanges, elle écrivait même à l'envers.

  Ses parents tentaient de s'occuper beaucoup d'elle, avec beaucoup d'amour, mais sans trop de résultats apparents. Tout le monde croyait que c'était parce qu'elle était gauchère.

  Puis, un jour, la maman de cette petite mésange se souvint que lorsqu'elle était petite, sa maîtresse d'école lui disait :

   — Ma pauvre fille, tu fais tout à l'envers !

  Cette maîtresse en avait fait également le rapport à sa propre mère, ayant même ajouté :

   — Votre fille est un vrai bébé, elle n'arrivera jamais à rien ! 

  Aussi, était-elle devenue « grande comme une asperge », disait-on autour d'elle.

  La maman de cette petite mésange décida de parler avec sa fille. Plutôt que de lui faire des remarques sur sa façon d'écrire, sur ses comportements, elle lui parla d'elle, de la blessure qu'elle avait gardée dans son corps. Ce jour-là, elle comprit combien sa petite mésange avait été une enfant fidèle, d'un courage à toute épreuve pour tenter, à sa façon, de dire et de montrer à sa mère tout ce qu'elle gardait en silence dans le coin des non-dits.

 

Tiré de « Contes à guérir, Contes à grandir » de Jacques Salomé.

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La fable du Père et du Fils

13 Janvier 2019 , Rédigé par MG Publié dans #thème libre

La fable du Père  et du Fils

La fable du Père

et du Fils

Il était une fois…un Père

 et un Fils, qui ne se comprenaient pas toujours bien :

Le Père voulait être admiré, adulé, idolâtré pour ses capacités, ses titres de champion sportif, sa ligne de conduite, ses croyances,

Mais le Fils avait ses propres besoins, des qualités et des valeurs également.

Le premier était « terre à terre », matériel, extraverti, conservateur, 

le deuxième  intellectuel, théâtreux, réservé, révolté.

Le Père ne tolérait aucune ombre à son image, aucune contradiction, aucune tâche mais, il était, malgré tout, un homme, comme les autres, avec ses lumières et ses ombres.

Son Fils le savait bien et n’hésitait pas à le lui montrer, en lui servant de miroir déformant, en le mettant face à ses responsabilités.

Le Père refusait de l’entendre, de se voir, mais il était bien obligé de reconnaitre que son Fils avait parfois raison.

C’est ainsi que leur vie se déroula sur des routes parallèles, chacun de leur coté, sur leurs rails, leurs certitudes…

- « Papa, c’est ta vie, mais c’est un peu la mienne aussi, non ? Forcément, on est liés.

 Quand je te fais des reproches, je me les fais un peu aussi, je crois.

 Nous sommes différents, c’est une évidence ; mais, nous sommes aussi très proches, forcément.

 Je ne te juge pas, je n’ai pas le droit, mais je sais. Tu es ce que Tu es, je suis ce que Je suis. Tu es mon père et, à ce titre, je te respecte, malgré nos disputes fréquentes sur l’ordre des choses.

 Je suis aussi moi-même un père, et donc, moi aussi, j’ai droit à des frottements, de temps en temps...Et c’est bien normal !

Tu es grand-père « plaisir ». Je le suis aussi. Nous nous croisons ainsi, par instants, grâce à mes fils qui t’admirent.

Nos trajectoires sont différentes,

nos destins aussi, nos pensées également.

 Chaque être est Unique et Différent. Que dire de plus ? »

Un fils, à son père.

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Une pièce sur Vincent VAN GOGH

12 Janvier 2019 , Rédigé par DP Publié dans #spectacles

Une pièce sur Vincent VAN GOGH
Une pièce sur Vincent VAN GOGH … Bientôt par la Compagnie Vice-Versa de Billère-64

Vincent VAN GOGH ?

"La vie qui le quittait se retrouvait dans ses toiles."
"Son âme se déversait dans ses œuvres"...
J'ai mis des guillemets mais je ne suis pas certaine de l'exactitude des mots, mais c'est ce que j'ai retenu, entre mille autres belles choses, de cette soirée-échange entre un auteur (Cliff Paillé) et les deux acteurs de cette pièce en gestation.

On aurait pu parler aussi :de cette lumière, de ces couleurs qui fusaient sur ses toiles alors que lui sombrait peu à peu dans l'obscurité, son obscurité…. De beaux échanges entre les spectateurs, les acteurs et l'auteur, mais peut-on parler de spectateurs quand ils s'expriment ainsi et avec cette passion caractéristique des amoureux de théâtre ? …. Bref, ce fut intense, les remarques, les idées jaillissaient, Cliff écoutait, les deux comédiens notaient, ils posaient des questions, il me semblait alors que les choses avançaient. " Et le titre… lequel préférez-vous ? "...pour l'instant, je tairai les réponses. Alors ? alors il nous tarde à tous de voir cette pièce sur Van Gogh qui sera jouée au festival Off d'Avignon cet été. Déjà, ceux et celles qui voudront la découvrir pourront se rendre à Episcènes à Bizanos en avril.

Enfin, j'espère que l'auteur ne m'en voudra pas si je dévoile que le sujet de la pièce est né de cette interrogation : comment ces tableaux, ceux nés dans le Sud les trois dernières années de la vie de Vincent, sont-ils passés de l'ombre à la lumière, du néant au succès ?

Finalement, on pourrait se poser la même question pour Toulouse-Lautrec ou bien d'autres artistes, peintres mais aussi romanciers, poètes, sculpteurs etc.… qui n'ont connu le succès que bien trop tard et parfois n'en auront pas eu connaissance de leur vivant. Tiens, Stendhal par exemple…
Avec cette pensée émue pour tous ces artistes qui n'ont ou n'auront jamais cette chance. Combien de chefs-d’œuvre dorment-ils dans des cartons ou au fond d'un tiroir ?
Aujourd'hui c'est à eux que je pense.

 

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Bal traditionnel et renaissance -Adé

11 Janvier 2019 , Rédigé par MG Publié dans #Sorties weekend

Bal traditionnel et renaissance -Adé

SAMEDI 12 JANVIER 2019

Salle des Fêtes d'Adé

18h à 19h : Bal des enfants
20h à 23h : Bal tout public
Chants et Musiques à danser


Chaque année le Conservatoire propose un Bal afin de faire découvrir ou redécouvrir au public les danses, chants, traditionnels et renaissance. Cette année la mairie d’Adé accueille dans sa commune, le bal dans le cadre de l’action « Le Conservatoire à la rencontre du territoire ».
Ce moment de convivialité et de découverte sera animé par Carles Mas aux instruments traditionnels et renaissance, Pascal Caumont, Emilie Manescau, Lucille Chartrain et les élèves des départements de musiques traditionnelles et anciennes.
Carles Mas est professeur de musique et danse à Barcelone au sein de la Compagnie Maître Guillaume.
Cette soirée est un évènement participatif et festif où chacun peut s’essayer librement à la danse, au chant.
Alors, n’hésitez pas !

Rejoignez la ronde,

venez danser,

chanter en famille, avec vos amis !

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Entretien avec Gilles, comédien des Exquis-mots :

10 Janvier 2019 , Rédigé par MG Publié dans #Théâtre

Entretien avec Gilles, comédien des Exquis-mots :

En

 

Comment es-tu parvenu à la Cuisine ?

J’ai passé mon CAP de pâtisserie en 1988, après ma troisième,

 puis j’ai bifurqué vers la Cuisine avec un nouveau CAP, 2 ans plus tard.

 

Présente-toi, Gilles, si tu veux bien, pour nos amis du blog !

 LE HOUGA, dans le GERS,  est mon village natal, et j’y suis apparu en 1970.

J’ai fait mes études à NOGARO, au lycée D’ARTAGNAN puis à AUCH au lycée PARDAILHAN.

J’ai fait mon service militaire à SAINT ASTIER ( Dordogne), puis à CLERMONT-FERRAND, dans la gendarmerie.

J’ai parcouru diverses étapes, comme PORQUEROLLES, TOULOUSE, MIMIZAN, LUZ -ARDIDEN, LOURDES, divers contrats de travail saisonniers avant d’arriver à PONTACQ.

Cite-nous un point technique dans le métier qui t’a bien plu ?

J’ai apprécié la découverte du désossement des viandes, au « Christ roi » à Lourdes.

 

Quelle est ta journée-type à l’hôpital long séjour de Pontacq ?

 Ma journée commence vers 6h30 et se termine à 14h.

 Ma pause-repas est à 13h30.

J’ai observé une différence énorme dans mon agenda quand j’ai enfin obtenu mes weekends au centre de long séjour. J’ai dû apprendre à…m’ennuyer !

3 fois par mois, je fais 10h30- 18h.

 Comme je travaille certains jours fériés, je récupère des congés.

 Notre CE, c’est la CGOS.

À Noël, depuis 3 ans, c’est moi qui fais le Père Noël.

Quel conseil donnerais-tu à un quelqu’un qui veut se lancer dans le métier ?

De faire de l’apprentissage pour pouvoir connaitre le travail sur le terrain,

de varier les établissements au début,

d’essayer pourquoi pas le compagnonnage.

Et si tu devais changer quelque chose à ton parcours, ça serait quoi ?

Je tenterais d’approfondir le métier de pâtissier ; en effet, j’aime bien le coté créatif de l’emploi.

 

Et à Adé, avec les exquis mots, comment ça se passe ?

Mon intégration est remarquable, à mon sens. On se dit tout dans la troupe. On s’amuse bien, souvent. Jeune, j’avais toujours aimé le théatre en tant que spectateur mais là, sur les planches, devant un public, avec un décor, ça prend une autre tournure, une autre dimension. C’est mon ancien propriétaire (ex pensionnaire de la troupe) qui m’avait dirigé vers cette compagnie que je ne connaissais pas. Il me tarde de jouer sur des scènes « Famille gaaarde à vous » . Je dois encore progresser dans l’articulation de mes phrases. Mon role à tiroirs me plait dans la pièce, même si je reconnais que le personnage du cuisinier EMMANUEL m’aurait bien plu aussi. La vie nous fait ainsi parfois des clins d’œil.

 

 

 

 

 

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Paddy, la petite souris

9 Janvier 2019 , Rédigé par MG Publié dans #Ciné

Paddy, la petite souris

Paddy, la petite souris

Film d’animation  suédois de Linda HAMBACK

 pour enfants à partir de 3 ans ;

 

C’est l’histoire d’une petite souris audacieuse et curieuse qui va endosser l’imperméable, la loupe et le chapeau de détective policier,

 aux cotés d’un crapaud Gordon, inspecteur proche de la retraite , avec des airs de… Colombo – Peter Falk.

Ces 2 compères

 vont élucider ensemble plusieurs affaires crapuleuses, dont celle d’un vol de noisettes et celle de la disparition d’un œuf.

Les dessins

sont beaux et délicats , avec des tons pastel dans une forêt verdoyante  et les voix des personnages sont remarquables.

Le scénario

tire un peu en longueur au bout de ¾ d’heure mais malgré tout, il se laisse voir  agréablement .

L’atmosphère du film est apaisante et délétère .

Joli tour de force que ce « Paddy, la petite souris » qui parvient à nous faire découvrir l’univers du polar à un âge bien précoce .

 

 

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Dictionnaires

8 Janvier 2019 , Rédigé par DP Publié dans #Ecrits

Dictionnaires

Aujourd'hui,

j'avais un peu de temps devant moi, ce qui équivaut à dire que je glandais ... alors j'ai eu envie de retrouver un très vieux dictionnaire dans lequel j'ai passé de belles heures à la recherche de mots étranges, mystérieux, et à goûter leurs suaves mais complexes, définitions. Oui, j'ose l'avouer, c'était encore mieux quand ces mots sentaient l'interdit.
Voilà,

j’aimais les DICTIONNAIRES, je les aime toujours !
Enfant j'y plongeais avec délectation et j'y découvrais ces mots mystérieux qui me faisaient voyager : "dodinage" par ex, ce "mouvement lent et mesuré qu'on imprime dans le sens de la longueur à la chausse d'un blutoir pour séparer les gruaux du son"... ou également apprendre que c'est " par le dodinage qu'on polit les clous à tapissier en les plaçant dans un sac de peau ou de toile bien serrée, avec de l'émeri ou toute autre matière mordante ".
J'étais sur une autre planète, je rêvais, je les lisais ces mots étranges aux arômes d'inconnu, je les lisais à haute voix pour m'en pénétrer et les faire chanter.
...Alors, je ne vous dis pas l'émerveillement que me procura la lecture du mot " opium" ! ... mon grand-père Jules m'avait montré " chut, tu ne dis rien " une pipe à opium qu'il cachait au grenier dans une vieille malle et que j'avais trouvée fort belle, j'avais même eu droit de la toucher et d'y porter la bouche.
Donc "opium", définition : " Les Orientaux, et surtout les Chinois, ont une véritable passion pour l'opium, ils l'avalent ou le fument pour se procurer une certaine ivresse, et ils arrivent à en consommer une quantité prodigieuse...Mais l'opium constitue surtout ( ouf ! ) l'un des médicaments les plus importants, il est le meilleur des calmants et des débilitants du système nerveux, il apaise les douleurs et dispose au sommeil ...mais à trop forte dose il peut agir comme un poison violent, enflamme les organes et finit par donner la mort. "
Oui, pour moi, ces lectures titillaient mon imagination tout autant qu'un roman de Jules Verne.
L'un de ces dictionnaires vaut son pesant d'or, celui dont je viens de recopier les définitions, c'est le" Dictionnaire Universel des Sciences, des Lettres et des Arts" par M.N . BOUILLET, " avec la collaboration d'auteurs spéciaux " est-il précisé.
Je détiens la 9 ème édition qui date de 1869.
Je viens de m'y replonger, j'y ai trouvé " opopanax, sanicle, sphénoïde, filaret, calville, aérostatier, caméline, cousoir, gégarcin, nankin, podostémon, tattersall, yponomeute..."...de quoi rêver toute cette nuit. ... et puis, c'est écrit si petit, si tassé, sans images, et l'ouvrage a 1744 pages... un vrai trésor, je vous l'avais bien dit ... j'y retourne.


PS, j'ai oublié ceci : comme il sent bon !

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