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FRERES

22 Mai 2024 , Rédigé par JG Publié dans #Ciné

Vu « Frères », le film d’Olivier Casas avec Yvan Attal et Mathieu Kassovitz.

Un film tiré d’une histoire vraie :

1948 en Charente-Maritime,

une mère abandonne ses deux fils de 5 et 6 ans à peine, qui après avoir découvert le directeur du pensionnat, où ils étaient hébergés, pendu dans son bureau, s’enfuient dans la forêt de peur d’être accusés.

Ils y resteront 7 ans. Sept années de survie incroyable, rongés par le froid l’hiver, vivant de chasse, de pêche, de l’eau de la rivière et de menus larcins. Sept années lors desquelles se construit un lien fusionnel d’une puissance incroyable entre eux. Puis la vie les sépare, ils font des études supérieures, ont des situations bien établies, des familles, des amours.

Mais des décennies après, la disparition de l’un des deux inquiète beaucoup l’autre qui part à sa recherche et le retrouve….dans la forêt au fin fond du Canada.

Ils se retrouvent et vivent une nouvelle expérience de vie partagée et fusionnelle, seuls dans la forêt, dans des conditions infiniment moins inconfortables il est vrai que dans leur enfance.

Mais le passé et le secret les rattrapent.

C’est un très beau film, d’une grande sensibilité accentuée par deux magnifiques acteurs, et très émouvant. A voir.

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« Borgo » le film de Stephane Demoustier

15 Mai 2024 , Rédigé par JG Publié dans #Ciné

Vu « Borgo » le film de Stephane Demoustier avec Hafsa Herzi en rôle principal.

Melissa, surveillante pénitentiaire, après sa mutation à la prison de Borgo, près de Bastia, s’installe en Corse avec son mari et ses deux jeunes enfants. Dans son métier elle s’efforce de tenir un équilibre entre rigueur professionnelle et humanité, ce qui n’est évidemment pas facile. A Borgo, elle est vite « protégée » par un jeune détenu qui semble avoir une certaine influence sur les autres. Quand celui-ci est libéré, ils se rencontrent, sympathisent et cela va entraîner Melissa dans un engrenage très pernicieux. Ce film est très intéressant car il démontre très concrètement comment fonctionne la mafia en Corse et sa capacité à « tester » tout nouveau fonctionnaire d’Etat pour essayer de le corrompre ou le compromettre. Il est d’une brûlante actualité quand on le rapproche à la fois de l’épisode récent de mise en examen d’une magistrate d’Ajaccio compromise avec le gang du Petit Bar, ou bien le procès qui s’ouvre ces jours-ci sur le double meurtre à l’aéroport de Bastia, affaire dont est tiré ce film. Que l’avocat des accusés se soit plaint du film, alors que celui-ci, s’il décrit très bien des processus, des méthodes, ne met en cause aucune personne, est à cet égard édifiant. Film passionnant en tout cas.

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« Sidonie au Japon »

8 Mai 2024 , Rédigé par JG Publié dans #Ciné

Vu « Sidonie au Japon »

le film d’Elise Girard avec Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara et August Diehl.

Sidonie, écrivaine, se rend au Japon à la demande de son éditeur, à l’occasion de la réimpression de son best-seller.

Délicieusement dépaysée et conduite par son éditeur japonais à la fois élégant et sage avec lequel elle va nouer une relation d’une belle tendresse, elle découvre progressivement les us et coutumes de la société japonaise. Mais ce voyage est brusquement troublé par la réapparition de son mari mort accidentellement quelques années auparavant. Un fantôme…avec qui elle parle, converse mais qu’elle ne peut pas toucher bien sûr.

Son voyage se transforme alors en étrange et subtile mélange entre ce présent dépaysant et doux et ce passé resurgi.

C’est un film très original, avec un vrai style, une vraie personnalité, joué - on dira «comme d’habitude »- magnifiquement par Isabelle Huppert. Et une délicieuse occasion de découvrir - redécouvrir pour les amoureux du Japon…- ce pays fascinant et sa culture si riche.

J’ajoute un trait caractéristique de la réussite cinématographique : c’est lent, très lent mais on ne s’ennuie jamais !

Une très belle surprise


 

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Amour

2 Mai 2024 , Rédigé par DP Publié dans #Ciné

Ce soir sur ARTE, ne loupez pas "AMOUR" de Michael Haneke, Palme d'Or à Cannes en 2012. Mais avant, prenez un bon grog bien tassé, pour tenir le coup devant ce grand film sur l’inéluctable de la condition humaine, sur ce qui nous attend, peut-être...avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, exceptionnels.

Deux personnes âgées, dont l’une gravement malade, un appartement bourgeois vieillot, voilà, c'est tout pourrait-on dire. "Amour" qui peut s'entendre“à mort”, c’est cela : un oratorio funèbre, un huis clos d’agonie,....

Anne et Georges sont octogénaires et ensemble depuis “toujours”. On les cueille un soir dans le bus, à la sortie d’un opéra, sur le chemin du retour à l’appartement – que l’on ne quittera plus. Le lendemain matin, Anne connaît une petite absence passagère.Quelques jours plus tard, elle subit une attaque cérébrale qui la laisse à demi paralysée.

La mise en scène de Michael Haneke est simple, désossée à l’extrême : nous vivons chaque moment du quotidien d'Anne et de Georges

Hou la ! de quoi faire fuir tout spectateur un tantinet neurasthénique n'est-ce pas ?

... et pourtant, non, parce que quelque-chose de magnifique vous prend aux tripes ... Alors à ce stade, il faut parler d’Emmanuelle Riva et de Jean-Louis Trintignant, et ce n’est pas facile de trouver les bons mots, les mots justes, tellement leur jeu est génial de puissance, de finesse, de précision, de courage même.

Grâce à eux, on est saisis d’une émotion incroyable. Oui, la Palme d’Or leur appartient autant qu’à Michael Haneke.


 

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Le mystère Henri Pick

1 Mai 2024 , Rédigé par DP Publié dans #Ciné

CINÉMA : ce soir sur la 3 " LE MYSTÈRE HENRI PICK "

C' est un film français coécrit et réalisé par Rémi Bezançon, sorti en salle en 2019 et qui est l’adaptation du roman homonyme de David Foenkinos publié en 2016 , qui connut un énorme succès et qui est ,paraît -il, inspiré d'une histoire vraie ... Mais les deux fins sont " un peu " différentes.( A nous de voir si ça valait vraiment le coup de changer le dénouement, car il faut noter que certains spectateurs qui avaient lu le roman, ont été déçus).

Parlons de l'action:

elle se déroule en bonne partie en Bretagne. Ce qui est heureux, puisque, abondante littérature à l’appui, un mystère ne semble jamais aussi mystérieux que là-bas, question d’atmosphère . On y suit un célèbre critique qui, convaincu que le succès de librairie du moment cache une supercherie, se rend en Bretagne le temps d’une enquête un brin obsessionnelle.

C’est que notre homme, Jean-Michel Rouche , a de quoi vouloir aller au bout de ses soupçons, lui qui, après avoir supputé l’éventualité d’une fraude, a perdu son émission de télévision. Cela, sitôt après que sa femme l’eut quitté. Rude journée. ...

Alors ? Que va-t-il découvrir ?... La réponse dans ce film au suspense absolu .

Bon, juste dire que l’intrigue démarre merveilleusement bien avec cette éditrice junior de la maison Grasset qui découvre, lors d’une visite à son père dans le village de son enfance, une aile consacrée aux « livres refusés » à la bibliothèque locale.

Suite sur nos écrans


 

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« Le mal n’existe pas »

24 Avril 2024 , Rédigé par MG Publié dans #Ciné

« Le mal n’existe pas »

de R. HAMAGUCHI

avec H Omika, R Nishikawa, A Shibutani

Japon

Lion d’argent et Grand prix du jury à la Mostra de Venise 2023.

Il s’agit d’une histoire dans les bois, où règnent humblement, Takumi le héros et sa fille Hana. Ils ont subitement l’occasion de fréquenter des citadins, venus avec un projet de construction de « glamping » ( camping glamour), en plein milieu du passage des cerfs, et sur les hauteurs de l’endroit.

On va assister successivement, aux difficultés auxquelles se confronte le binôme promoteur citadin ( homme et femme) , comme , par exemple :

-couper une buche de bois,

-récupérer à la louche, de l’eau de source, dans la rivière pour le restaurant d’en haut,

-voir du wasabi sauvage goûté sur le moment,

-ou encore tenir compte des spécificités de l’endroit sauvage et naturel…

J’ai aimé ces instants suspendus en pleine nature ,

le temps d’observer les feuillages, les sentiers , le lac gelé…

La fin , qui tend au fantastique, demeure pour moi, encore mystérieuse,

mais c’était sûrement la volonté de l’auteur, de laisser la part belle à l’imaginaire de chacun des spectateurs.


 


 

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La vie devant soi

17 Avril 2024 , Rédigé par DP Publié dans #Ciné

CINÉMA : sur ARTE, en replay, si vous le pouvez, regardez ce film français sorti en novembre 1977 et qui a joui d'un réel succès, mérité :

LA VIE DEVANT SOI du réalisateur Moshé Mizrahi... est une adaptation du roman de Romain Gary publié sous le nom d'Emile Ajar ( canular absolu ) qui lui valut en 1975 un 2 ème Prix Goncourt !

Madame Rosa, jouée magistralement par Simone Signoret, 60 ans passés , ancienne prostituée, habite Belleville dans un immeuble vétuste de ce quartier populaire de Paris où se côtoient beaucoup de Juifs, d'Arabes, de Noirs. Fatiguée, usée par la vie, rescapée d'Auschwitz, le cœur malade et les jambes usées, elle arrive cependant à s'occuper de jeunes enfants , dont les mères se prostituent , pour quelques sous. L'un de ces petits , arabe, tendre et révolté, sensible et débrouillard, cherche à découvrir les mystères de sa naissance . Il se prénomme Mohamed , disons Momo. Apprenant la terrible nouvelle, à savoir que sa mère est morte tuée par son père. Comment va-t-il réagir et que va-t-il advenir de sa relation avec madame Rosa ? (A noter que l'enfant qui joue Momo est extraordinaire.)

" J'ai peur Momo, j'ai peur ! "

Bon, je ne veux pas " spoiler " la suite . Vous la découvrirez sur vos écrans.

Ce film touchant, tendre et délicat , terrible aussi puisqu'il aborde le thème de l'euthanasie, eut un grand retentissement, trustant les récompenses : *César de la meilleure actrice pour Simone Signoret * Oscar du meilleur film international * Golden Globe du meilleur film en langue étrangère *César du meilleur son, * César des meilleurs décors...rien que ça

Alors ? ...bonne soirée à vous , mes amis-ies qui aimez le cinéma.

* PS: à noter que le roman fut également adapté au théâtre sous le nom de " Madame Rosa " ou " La pension de Madame Rosa " ... et, est-ce que je me trompe si je crois avoir vu cette pièce au théâtre de la charcuterie de Lescar???


 

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« Hors saison », de Stéphane Brizé

10 Avril 2024 , Rédigé par MG Publié dans #Ciné

« Hors saison », de Stéphane Brizé

avec Guillaume Canet, Alba Rohrwacher.

Musique de Vincent Delerm.

Une belle histoire d’amour entre un homme et une femme, qui se retrouvent bien des années plus tard , sur le tempo d’« Un homme et une femme » de Claude Lelouch .

On erre dans une station de cure thermale «  pour se refaire une santé » , sur les pas de Mathieu l’acteur de cinéma , après avoir échoué au théâtre, qui vient se soigner .

Alice, une animatrice d’ehpad, mais pas n’importe laquelle, est là aussi…

Guillaume Canet ( « Les petits mouchoirs ») tire largement son épingle du jeu en interprétant Mathieu, un acteur parisien paumé , pleutre , mais qui décide de retrouver du plaisir , à un instant donné, en lâchant prise sur son existence hyper rangée, en renouant avec son passé et Alice, cette jeune femme qu’il n’avait pas su « garder » à l’époque. Le théâtre de cette naissance sera une cité balnéaire dans l’ouest de la France.

Alba Rohrwacher est pour moi, une révélation et un choix féminin assumé du film.

Phrase-clé de Mathieu , répondant à Alice  : « Tout ne va pas bien mais... le tout va bien. »

C’est une histoire douce, romantique , tendre où il fait bon se reposer , méditer, prendre le temps d’y réfléchir.

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Il reste encore demain

3 Avril 2024 , Rédigé par JG Publié dans #Ciné

Vu « Il reste encore demain »,

le film réalisé par Paola Cortellesi, avec elle-même et Valerio Mastrandea.

C’est le premier film écrit et réalisé par cette femme qui est une actrice et humoriste très populaire en Italie.

Il raconte l’histoire de Delia,

une femme mariée à un homme vulgaire, autoritaire et violent, mère d’une famille de trois enfants, juste après la fin de la deuxième guerre mondiale à Rome.

L’ambiance est partagée entre les espoirs nés de la Libération et du foisonnement démocratique et les difficultés matérielles qui accablent cette famille pauvre dans ce quartier populaire et qui obligent Delia à des petits boulots mal payés, pendant que son mari joue aux cartes dans le bistrot du coin.

Delia ne trouve de tendresse qu’avec son amie Marisa avec qui elle rêve d’évasion. Celle-ci va se présenter sous forme d’un courrier reçu, dont on ne sait rien, avant la fin surprenante mais pour lequel on échafaude toutes les hypothèses possibles.

Ce film a eu un retentissement et un succès considérable en Italie.

Il est tourné en noir et blanc, à la mode des grandes comédies italiennes à l’ancienne, ce qui lui donne un charme indéniable.

Il recèle des scènes surprenantes, on dira même « décalées » comme cette scène de violence du mari sur Delia qui se transforme en chorégraphie de tango, façon humoristique de tourner en dérision la violence de l’acte qui, on imagine, irritera les néo-féministes dont le sens de l’humour n’est pas toujours la première qualité.

C’est très original, plein de charme, décalé, magnifiquement joué et, à l’inverse des puristes amoureux du grand cinéma italien, je n’y vois aucune sorte de sacrilège….


 

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« Oppenheimer »

27 Mars 2024 , Rédigé par JG Publié dans #Ciné

Vu « Oppenheimer » le film aux nombreux oscars de Christopher Nolan avec Cilian Murphy, Emily Blunt, Matt Damon, Robert Downey Jr. L’histoire se passe durant la deuxième guerre mondiale quand les dirigeants américains, persuadés qu’Hitler prépare une bombe atomique, décident de lancer la fabrication de la leur et confient ce projet au physicien Oppenheimer qui va ainsi devenir le « père de la bombe atomique ». Avec des moyens considérables, celui-ci va s’installer dans le désert du Nouveau Mexique, à Fort Alamos, qui devient à la fois le lieu du laboratoire d’études, l’usine de fabrication de la bombe et le territoire d’essais de la premier bombe atomique de l’histoire, celle qui explosera en 1945 à Hiroshima et Nagasaki. Ce thriller historique reposant sur une histoire vraie n’aurait pas donné un film palpitant si des tensions psychologiques, humaines, politiques diverses ne s’en étaient emparées. D’abord, Oppenheimer lui-même est un savant tourmenté : il sait ce qu’il fait, en mesure les conséquences et est taraudé par celles-ci. Ensuite l’équipe mobilisée par le savant est composée de spécialistes de haut niveau aux psychologies diverses… Quant au gouvernement américain, il place auprès de lui un général chargé de faire le lien, d’exiger le respect des délais, de mesurer les coûts engagés, de surveiller la loyauté des intervenants.

La politique viendra ensuite dans des procédures administratives et parlementaires d’agrément qui, à la libération , dans un après-guerre où le maccarthysme commence à faire des ravages, et où l’ennemi des USA n’est plus l’Allemagne ou le Japon mais le communisme soviétique, jettera le discrédit sur le savant suspecté d’avoir fréquenté des communistes avant-guerre.

Tout cela est passionnant, très bien fait avec les tensions et le suspens afférents à un bon thriller. Peut-être, si l’on veut bien émettre une critique, peut- on être déconcerté par les retours en arrière , les fameux « flash back », qui se répartissent vers deux cibles, deux instances post-guerre, une commission parlementaire chargée d’approuver la nomination au gouvernement d’un politicien qui fut, avant-guerre, une sorte de tuteur du savant dont il s’est éloigné sournoisement, et une commission administrative chargée de renouveler l’agrément administratif d’Oppenheimer lui-même. Même si les deux délibérations des deux instances sont complémentaires et permettent de mieux cerner les forces politiques qui s’affrontent, et les jeux d’influence et de pouvoirs, on peut s’y perdre un peu.

Mais c’est un film d’une grande puissance cinématographique et d’une utilité historique précieuse.

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