Fronton
C’était un temps que les moins de cinquante ans n’ont pas connu. À cette époque, la circulation automobile n’avait rien à voir en comparaison de celle que nous connaissons de nos jours. Et rares étaient les automobiles qui empruntaient la rue du cœur du village. La plupart d’entre elles restaient sur la N 21.
Pour nous, gamins, il était loisible de jouer tranquillement sur la rue. Ainsi, en guise de fronton, nous avions opté pour jouer à la «pelote basque» contre la façade pignon d’une maison qui bordait la chaussée. Et là, de longs moments sans être dérangés, interrompus, nous pouvions, à main nue, rivaliser entre nous.
Mais sur le mur dont le crépi n’était plus très régulier, la balle parfois rebondissait dans des directions aussi inattendues que surprenantes. Pour vaincre dans ces conditions, il fallait surmonter ces aléas indépendants de notre adresse ou de notre maladresse… Ce n’était pas seulement l’incertitude du sport mais plutôt l’incertitude des retours de la balle!
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