Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
reg-artsadeens.over-blog.com

spectacles

Pissenlit à Lescar

25 Mai 2024 , Rédigé par DP Publié dans #spectacles

THÉÂTRE : je dois vous parler de la pièce vue lundi soir : " PISSENLIT" par la troupe Aresitoyen d'Aressy.

Il s'agit d'une comédie-création de la troupe

et nous avons passé un moment bien agréable où se mêlaient sourires,

satire,

et profondeur aussi.

Car le sujet y prêtait :

un vieil instituteur à la retraite, retrouve un ancien élève. Ensemble, ils se remémorent ce sujet de rédaction : " Imaginez le monde demain " ...et voilà que, sur scène, se mettent à revivre les diverses visions des élèves , prétexte intelligent pour jeter un œil critique sur la société actuelle.

On y voit l'artiste peintre reine de l'abstraction

et le snobisme des vernissages,

une recruteuse snob qui accumule les expressions anglaises etc ...

Notre époque en prend pour son grade

mais c'est fait sans lourdeur.

Le public sourit et souvent se reconnaît dans ces situations-miroirs.

Les acteurs et actrices amateurs y prennent du plaisir ,

la mise en scène participe à la légèreté,

c'est une soirée fort agréable que nous avons vécue là.

 

Lire la suite

Giselle(s)

18 Mai 2024 , Rédigé par JG Publié dans #spectacles

Vu, à la Seine Musicale, immense salle, immense scène ,« Giselle », ballet proposé par le Théâtre du corps, la compagnie de Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, son compagnon.

Un ballet pour 17 danseurs, 13 femmes et 4 hommes - dont nos deux chorégraphes et, pour la première fois, leur fille !- tous issus du centre de formation aux métiers de la danse que les deux chorégraphes ont créé à Alfortville et dont c’est la première promotion.

Commençons par rendre un hommage appuyé à ces jeunes danseurs qui font preuve de qualités remarquables. 182 ans après la création du ballet originel, nos chorégraphes le mettent aux goûts du jour et font de la Giselle romantique du 19ème siècle, jeune paysanne tombant follement amoureuse, la militante féministe qui dénonce les violences faites aux femmes et mobilise les « Willis » issues de la mythologie allemande , fantômes des jeunes fiancées mortes avant leurs noces, dans un combat farouche. Les décors sont dépouillés, la musique de Wilfried Wendli, très variée, mêlant classique, moderne et même techno. Les éclairages sont très puissants, parfois flashy.

La première partie est surprenante pour tout cela et aussi par la violence exacerbée subie par les femmes. La seconde est plus chorégraphiée avec de jolis pas de deux. Les spectateurs, nombreux, expriment longuement leur enthousiasme et moi, vieux copain de Pietra et Julien, très heureux pour eux.

Lire la suite

« JEUX DE PLANCHES » , par la compagnie « Drôle de drame »

4 Mai 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

« JEUX DE PLANCHES » , par la compagnie « Drôle de drame »

 

Bel enchaînement de saynètes autour du thème du théâtre ,

mis en scène avec talent par Sophie Marion .

 

On y voit par exemple, défiler , sur la scène de la MJC du Lau, à Pau :

-des extra- terrestres ( On pense automatiquement , ils en ont l’accoutrement, à Jacques Villeret et Louis de Funès dans « La soupe aux choux ») dans un futur lointain, qui découvrent un ancien théâtre,

-des personnages qui habitent malicieusement « Le mot de la fin » , « Le corps du texte » et « L’introduction » ,

-un directeur de scène qui dirige à sa façon, c’est à dire rigidement, 2 comédiennes, jouant un meurtre de danseuses de flamenco ,

- un homme désespéré prêt à se suicider , avec une mise en scène non désirée ! ,

-une femme qui engueule vertement le comédien sur scène parce qu’il parle trop,

etc.

 

Les comédiens amateurs du soir sont au meilleur de leur forme, c’est indéniable.

Pour Gala ou Ici Paris,

l’une d’entre eux, ressemble étonnamment à la pétillante et sublime Bernadette Laffont ,

un autre ni plus ni moins, à l’écossais le plus adoré des français, Sean Connery, avec sa petite moustache

L’une mérite fortement le détour avec son physique de petite souris mais avec sa voix de personnage de dessin animé,

et ainsi de suite.

L’œuvre travaillée par l’ensemble est une inspiration opportune de l’auteur Jean-Paul Allègre.

C’est donc du théâtre de qualité que nous a proposé la vaillante troupe paloise « Drôle de drame » ( clin d’œil au film de Marcel Carné, avec Louis Jouvet) ce 27 avril 2024.

 

Bravo les comédiens, pour les bonnes vibrations que vous nous avez données !

 

 

Lire la suite

Le concert de Gauvain Sers

20 Avril 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

Le chanteur Gauvain Sers à Pau , au Foirail.


 

Nous sommes allés assister, dimanche, à 18h, au concert de Gauvain Sers à Pau, Artiste Ô combien humaniste et... « poète à casquette ».

Nous n’avons pas regretté notre déplacement et le temps que nous avons mis, pour trouver une place de parking, dans ce quartier historique béarnais .

L’artiste, gouailleur, nous a fait voyager, à sa façon :

d’abord, à travers son enfance dans la Creuse, loin de la région parisienne,

puis, dans son « exode » à Hénin- Beaumont dans le nord, halte qui n’a pas duré longtemps, à cause de qui vous savez ( la fille de son père) ,

puis, Paris ( chambre de bonne) , au début, avant de percer enfin dans le show-business.

Le public était venu nombreux dans cette nouvelle salle du foirail, qu’on peut comparer à celle du Parvis ( en moins grande toutefois) , mais en confort similaire.Il y a, attenant, le cinéma Le Méliès.

Gauvain Sers a fait chanter son public à plusieurs reprises , sur les airs connus, il s’est avancé au milieu des rangs ,pour faire chanter des enfants à son propre micro .

Il a célébré une lettre au Président actuel ( clin d’œil à la réforme des retraites pour qu’il entende le peuple) ,

une autre chanson, très émouvante, en mémoire des enfants d’Ukraine ( « Karkhiv »), une autre sur le dur et respectable métier de Paysan.

Bref, son univers est vaste et beau.

Son style est unique ,

il a du Renaud bien-sûr, dans sa panoplie ,

mais aussi du Bénabar, du Pierre Perret, du Francis Cabrel etc. Tout ce que la chanson française peut produire d’unique et émouvant.

Il y avait une première partie assurée par Marie Bach , une jeune artiste au piano.

Fin du concert : 21h, après les rappels habituels et les remerciements de l’artiste .

Lire la suite

« Les hommes viennent de mars, les femmes de Vénus » version2 .0

13 Avril 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

« Les hommes viennent de mars, les femmes de Vénus » version2 .0

 

 

Ce fut un vendredi soir à Pau au magnifique Palais Beaumont , avec l’artiste Paul Dewandre , aux 2 millions d’entrée depuis ses débuts sur scène.

La foule était nombreuse.

Le texte original du spectacle ou du livre est tiré de l’auteur américain John Gray, paru en 1992.

Le propos du show était de mettre en avant de manière humoristique, les incompréhensions et turpitudes quotidiennes au sein du couple traditionnel.

Ce fut bien le cas, puisque Paul Dewandre nous légua son « cours » à la manière d’un prof de lycée, en blouse blanche, baguette à la main, images et vidéos à l’appui.

Tout le monde ( hommes et femmes , garçons et filles…) en prit pour son grade , c’est vrai que c’est un peu ce que nous étions venus chercher inconsciemment. Notre comportement, nos énervements, nos disputes , nos écarts sont bien là, pour en témoigner.

J’ai aimé le fait que l’homme soit comparé à un dauphin à qui il fallait donner du poisson, c’est à dire... des éloges ou félicitations. Que l’homme parfois ait besoin d’entrer dans sa grotte , c’est à dire qu’il ait besoin de s’isoler pour ruminer, réfléchir à une solution.

Que la femme soit nerveusement sur des vagues , parfois dans le creux , parfois au sommet

et que son partenaire doive « surfer » sur ces mêmes vagues et donc, ne surtout pas vouloir les biaiser .

Voilà pour le bilan d’une soirée riche en connaissance psychologique du couple , mais de manière risible et simplifiée, grâce à une métaphore astucieuse.

 

 

Lire la suite

L'avare ou le bal des maudits

23 Mars 2024 , Rédigé par JC Publié dans #spectacles

« L’avare »

 

L’an dernier, salle Robert Hossein, la Compagnie des Odyssées a

joué « L’avare » ou « Le bal des maudits » de Molière.

Pour l’anecdote, ce soir-là était justement le 350 ème anniversaire de la mort de Jean-Baptiste Poquelin(Molière). Donc, déjà, initiative judicieuse du service culturel de la ville de Lourdes !

Quel plaisir de revoir, une fois de plus, cette pièce ! Comment ne pas apprécier l’une

des plus grandes créations de Molière : Harpagon ? L’avarice, ici excessive, à son

comble, détruit, ruine l’homme, bien sûr, mais aussi, fatalement, sa famille, son

entourage. Comme donc l’amour, qu’il soit paternel, filial ou pour autrui ! Et qui ne

garde pas en mémoire la scène de la cassette remplie d’or naturellement et enterrée

dans le jardin ?

Ajoutons que cette pièce, revisitée, bénéficie, de surcroît, d’une mise en scène

originale et est joliment interprétée par les différents membres de la compagnie. En

résumé, une belle soirée théâtrale, comme on les aime !

Enfin, si Molière, encore de nos jours et avec tout particulièrement cette pièce, l’une

des plus jouées, intéresse, avec raison, les spectateurs actuels, plus de trois cents

ans après, il n’avait guère été compris par ses contemporains puisque, lors de sa

création, L’avare, avec Poquelin dans le rôle d’Harpagon, avait été interprété juste

quelques fois. Comment expliquer ce mystérieux constat ? Ne serait-ce pas d’abord

parce que la nature humaine reste elle-même et que l’homme, toujours, intrigue

quand il manifeste des comportements exécrables ?

 

 

Lire la suite

Causerie sur « Les misérables », de Victor Hugo, avec les amics de Victor Hugo

16 Mars 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

Causerie sur « Les misérables », de Victor Hugo,

avec les amics de Victor Hugo

 

Nous sommes accueillis, dans la salle Moulat, de l’espace Jouanolou, à Juillan.

C’est un samedi soir, il y a un public d’une trentaine de personnes, ce qui n’est pas si mal pour le thème culturel assumé.

Jean-Claude RIEUDEBAT est aux commandes comme d’habitude,

le micro lui tend la main et la soirée peut commencer,

assisté de son fidèle et néanmoins compétent technicien du son.

Le micro cravate ne fonctionnant pas , Jean-Claude le retire et procède de vive voix.C’est suffisant dans la salle.

On a droit rapidement à un documentaire filmé sur l’édition originale «  Les misérables » de Victor Hugo .

Son écriture était limpide et stylée à l’image de l’homme.

Le livre est conservé précieusement à la Bibliothèque Nationale de France.

C’est un gros pavé ( plusieurs d’ailleurs) constitué de feuilles épaisses, avec une reliure somme toute rustique et solide , plutôt que raffinée.

On visionne ensuite, le début du film « Les misérables » de Robert Hossein,

avec Lino Ventura en Jean Valjean.

Il documente sur les appréciations précédentes données sur Monseigneur Myriel qui incarne la charité chrétienne et va convertir Jean Valjean.

La soirée s’est bien passée,

hormis l’épisode de la chute de l’ami Jacques, qui s’est relevé aussitôt ,

poussé par le devoir de lire à haute voix son extrait des « Misérables ».

 

Les autres lecteurs seront Jean-Louis, Line et Béatrice.

 

Nouveau joli Rendez Vous culturel que cette soirée des Amics de Victor Hugo de Juillan !

 

 

 

 

Lire la suite

« De la paille dans la tête » à Lourdes , au Palais

9 Mars 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

« De la paille dans la tête »

Un petit bonhomme ( à l’allure entre Pierre Richard et ...Gérard Depardieu, oui, un peu) patiente dans une salle d’attente chez le psy …

c’est le début du spectacle et

il imite le chant des oiseaux ( il a l’air de leur parler, d’échanger)

et ainsi de suite ,

c’est pratiquement un « seul en scène » de Christian Mazzuchini ,

hormis sa chienne Gina ( comme Lolobrigida)

et sa coautrice Marilyne Le Minoux , qui viendra exécuter quelques pas de danse avec lui sur la fin.

 

Il rit, soliloque, danse, téléphone, entend une petite voix de l’intérieur qui s’avérera représenter sa conscience ( un peu comme Jimini Cricket dans « Pinocchio ») .

Il s’autorégule ( en quelque sorte) en se récitant , avec le public, un mantra : « Je vais bien , je vais de mieux en mieux... ».

Le texte s’appuie sur les écrits de Jean-Louis Fournier , ancien complice de Pierre Desproges.

A la fin du spectacle, dans les coulisses , nous avons eu l’opportunité de discuter un peu avec l’acteur. Je peux vous dire qu’il est aussi bavard dans la vie que sur les planches.

Il ne tarissait pas d’éloges sur Jean-Louis Fournier , en connaissant bien sa vie , tel un expert.

Il nous a dit que Fournier avait une vie compliquée

et qu’il parvenait à s’évader à travers ses écrits, qui lui donnaient de la force et de l’équilibre.

J’ai pu caresser aussi la chienne Gina, qui est adorable.

La salle du Palais de LOURDES était bien remplie,

c’était un spectacle coorganisé par le Parvis et l’équipe culturelle de Lourdes.

J’ai trouvé ce show (menant une réflexion sur « le rire dans tous ses états ») ,

plein d’humour et de poésie.

 

Lire la suite

Juillan théâtre

2 Mars 2024 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

"130 personnes se sont déplacées à Juillan, pour assister hier, à notre pièce de théâtre « Nous ou l’amour sera au RV ». Ce nombre était inespéré , tant le théâtre était absent jusqu'à présent sur les tréteaux juillanais.

Au-delà du succès populaire , je dirai que nous avons passé un excellent moment de "partage" , comme me l'a suggéré un spectateur du 1er rang.

Le sourire ou la banane des gens présents n'était pas surjoué.

Même ma boulangère ( peut-être la « femme du boulanger » ?) avait fait le déplacement, tant mieux ! Les miches de pain pouvaient bien attendre un peu. Cette étape proche de TARBES restera un nouveau grand moment de plaisir sur les planches. "

 

Message de l’auteur Jean Carassus à la troupe : « Après Juillan, acceptez mes remerciements. Sincères, cela coule de source !
Brillantes, vos deux prestations ! Félicitations à toutes, tous.
Une fois de plus, j'ai ri aux larmes. C'est que votre interprétation actuelle répond sans nul doute à ce que, inconsciemment sans doute, je souhaitais... une étude de mœurs sous forme de vraie comédie.
Très content aussi pour les organisateurs de Juillan. Vous y avez développé un brin de culture à travers un grand plaisir donné à tous ces spectateurs.
Permettez aussi maintenant un regret (qui ne vous surprendra pas) : l'arrêt trop rapide de cette pièce alors que vous la maîtrisez maintenant admirablement bien.
Vivement Loubajac
le 6 avril 2024 !

 

Jeannot »

Lire la suite

SADEH21

24 Février 2024 , Rédigé par JG Publié dans #spectacles

Vu, à Garnier, SADEH21 un spectacle chorégraphique de Ohad Naharin.

Ohad Naharin est un chorégraphe israélien. Pour information et pour couper court à tout commentaire lié à la situation à Gaza, c’est un militant de la paix, très critique à l’égard de Netanyahou et qui s’est exprimé publiquement pour dénoncer la violence excessive des bombardements de Gaza après la barbarie du 7 octobre. C’est un chorégraphe de 72 ans, donc assez ancien dans le métier, qui a créé le mouvement « Gaga », langage du mouvement basé sur une activation profonde du corps et des sensations physiques. Ce ballet, SADEH21 que l’on peut traduire par « 21 Champs » à été créé en 2011 par la Batsheva Dance Company que Naharin a longtemps dirigée et qui intègre pour la première fois le répertoire de l’Opera de Paris. (Mais ce n’est pas le premier ballet du chorégraphe qui est intégré à ce répertoire). Voilà donc un voyage à travers 21 champs se déroulant dans un décor très épuré et réduit dans le dernier acte seulement à un mur avec toute la symbolique qu’on imagine derrière lequel, tableau final, les danseuses et danseurs, tombent et retombent inlassablement. Des danseurs qui, c’est original et c’est la première fois que je vois cela, ne viennent pas saluer le public à l’issue du spectacle.

Que dire de ce spectacle ?

D’abord qu’il révèle un style, une signature, une créativité tout à fait particuliers et qui tranchent dans la danse contemporaine. Il y a, manifestement une patte Naharin.

Ensuite que, comme toujours, danse et musique ( ou bande-son) étant indubitablement liés, quand la musique n’est pas bonne, la danse s’impose plus difficilement. Et quand la musique ou le son sont carrément provocateurs et même exaspérants comme c’est le cas ici avec des séquences de cris ou d’onomatopées longues et irritantes, la danse en souffre.

Enfin que c’est une chorégraphie très irrégulière faisant coexister des moments assez créatifs, harmonieux et convaincants, avec d’autres qui le sont beaucoup moins. Au milieu du spectacle, les danseurs font une grande ronde, très longue, comme des enfants dans une cour d’école et cette scène est très représentative de la frustration chorégraphique que l’on peut ressentir.

Heureusement le corps de ballet, mobilisé ici dans sa profondeur puisqu’ aucune étoile ni premier ou première danseur n’est présente, est impeccable comme d’habitude.

 

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>