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Articles récents

« Le misanthrope »

30 Avril 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Théâtre

« Le misanthrope »,

pièce de Molière ,

 

 à la Comédie -Française , le 9 fev 2017 , à la télé sur France 5 le 19 avril 2020

 

Mise en scène de Clément HERVIEU-LEGER

 

Avec Loïc CORBERY (Alceste)

La charmeuse Adeline d’HERMY (Célimène),

Éric GENOVESE (Philinte)

Florence VIALA (Arsinoé),

L’expérimenté Serge BAGDASSARIAN (Oronte)

 

Cette pièce si célèbre de Molière est jouée par une troupe de jeunes acteurs, dans un cadre contemporain et excite ma curiosité au plus haut point ;

D’abord,

il y a l’acteur principal, Loïc Corbery qui, atteint par la grâce,  a quelque chose de l’âme russe avec ses tourments permanents ; on l’a vu , entre autre,  en 2014 dans le film « Pas son genre » jouer un prof de philo amoureux d’une coiffeuse . Loic Corbery est né à Avignon, ça ne s’invente pas !

La belle Célimène est entourée de messieurs galants qui lui font la cour ;

 elle , amoureuse de la vie , veuve,  ne rejette personne, enchantée d’avoir une si bonne compagnie et ayant besoin de se divertir ;

 il y a Eliante ,sa cousine,

Oronte, son prétendant âgé,

 Clitandre, marquis …

J’ai aimé écouter la belle langue, accrochée aux émotions du thème.

Le décor est admirable (vieil hotel),

les personnels de ménage ont leur importance en créant les liaisons  ( 3 femmes et un homme)  ,

Arsinoé est manipulatrice au possible.

UN GRAND MOMENT CULTUREL !

 

 

 

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Neuilly sa mère

29 Avril 2020 , Rédigé par DP Publié dans #Ciné

« -T'as vu comment ça craint ici, t'as vu ? elle ramasse les crottes ! »
Ben oui, je regarde le film " Neuilly sa mère " et, par ces temps gris, c'est mieux qu'un « cluc » sur le canapé .
Il me tarde le passage où un prof de Neuilly, accueillant le petit banlieusard dans sa classe , proclame: « - Ne comptez pas sur moi pour laisser régresser le niveau de ma classe . »
Ou : « - C'est bizarre, je t'imaginais moins typé. »
Ou: : « Je vous présente votre nouveau camarade Sami ben Bambou qui vient d'une banlieue réputée difficile, va t'asseoir mon chaton ! »
Bref,

dans ce film de 2008 le jeune Sami Ben Boudaoud, 14 ans, qui a toujours vécu dans la cité Maurice-Ravel, à Chalon-sur-Saône, est forcé de quitter ses amis de la banlieue et est confié à sa tante, qui s'est mariée à un divorcé de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). C'est alors qu'une nouvelle vie commence pour lui dans la ville chic où " c'est là qu'est Sarkozy " !
- « Y'a pas autre chose que du saucisson ? » demande-t-il.


C'est un film réalisé par Gabriel -Julien Laferrière avec le jeune Samy Seghir , à la fois touchant et malicieux..
Surpris, il demande:-« Quoi, il n'y a pas de télé ici ?
- Et le plaisir de lire, tu connais pas ? » répond le père de famille.


Bon, je m’amuse,

tout en notant le côté "sensible" du sujet, même si , sur un thème identique, j'ai préféré " La vie est un long fleuve tranquille ".
En tout cas,

 l'initiative de France 2 de passer des " films familiaux " l'après-midi en ces temps de confinement est une heureuse initiative.

 

DP

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ANSELME

28 Avril 2020 , Rédigé par MG Publié dans #Ecrits

Aujourd’hui, 21 avril 2020, c’est la saint Anselme,

et l’envie me prend d’écrire à propos de mes souvenirs d’enfant .

Anselme CASTAGNET,

c’était le frère de mon assistante maternelle au moment de l’école primaire , dans les années 60 .

Son surnom,

c’était TéMOTE

parce que, suite à des séances récréatives, organisées pour récolter des fonds pour le club du NOUSTY SPORTS , Anselme avait joué le rôle d’un personnage surnommé… Témote , dans une pièce de théatre que la Directrice d’école, Madame LAFON organisait de main de maitre-esse. Il faut dire que son époux (« TOUTOUNE »)  n’était autre que le Président du club , ceci expliquant cela .

 

A la pause repas de ma journée d’école,

je venais manger chez Madeleine,

la gentille épicière -cafetière emblématique du village de Nousty .

 

Madeleine était mariée à Rémi KIEBEL, elle était bienveillante, attentionnée, compréhensive, bref, beaucoup de qualités humaines, qui allaient parfaitement avec sa profession de commerçante au village .

Madeleine avait chez elle, son frère Anselme, célibataire endurci

et à midi débutait le cérémonial, le rituel :

Anselme débarquait,

il parlait peu et on faisait donc d’autant plus attention à lui lorsqu’il s’exprimait ;

il avait une autorité naturelle,

une bonne dose d’humour,

béret sur la tête, pantalon bleu usé du travail.

Lors du déjeuner,

il ôtait sa galette ,

lisait les gros titres de « la Rep » ( la République des Pyrénées)  ,

 et surtout,

moment solennel, cognait bruyamment son vieil Opinel invariablement sur un coin de table pour décoincer la lame de son logement, Opinel qui lui servait d’outil multifonction indispensable . Celui qui n’était pas au courant pouvait sursauter.

 

Après avoir terminé son assiette de soupe de légumes,

 il versait le verre de vin rouge CASTELVIN à l’intérieur où il restait quelques légumes et ainsi, faisait la « goudale » béarnaise de tradition. Nous, les enfants, ma sœur et moi, étions écœurés par cette association si peu ragoutante.

 

La télé était allumée sur la « une » pour le journal des informations du fantasque Yves Mourousi et sa collègue Marie-Laure Augry.

 

Puis,

on écoutait religieusement au gros poste radio marron , le « jeu des 1000 francs » sur France Inter de Lucien JEUNESSE . 

« Question blanche de Francis Blanche… question bleue de Christophe … et à demain, si vous le voulez bien ! »

 

 Le vendredi,

après s’être rendu au marché de Soumoulou en mobylette Motobécane bleue, il ramenait des desserts gourmands.

 

Voilà un échantillon de la vie d’Anselme CASTAGNET à qui je rends hommage, avec plaisir, aujourd’hui.

Les anciens de Nousty s’y retrouveront sûrement, avec bien d’autres anecdotes originales à raconter sur le bonhomme.

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« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

27 Avril 2020 , Rédigé par JC Publié dans #LIVRES

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

Jean-Paul DUBOIS

 

Un roman ! Un bon et vrai roman !

Rien d’extraordinaire à ce qu’il ait été récompensé par le dernier prix Goncourt dont tout auteur, digne de ce nom, rêve d’être distingué, rêverait d’obtenir.

Par le plus pur des hasards naturellement, les deux personnages principaux se retrouvent incarcérés dans la même prison, dans la même cellule à Montréal. L’un, au physique et au langage d ‘un caïd ; l’autre étant d’une personnalité beaucoup plus normale, beaucoup plus lambda. Mais bien que leur apparence, de prime abord, semble ne pas le laisser supposer, ces deux personnalités vont finir par ce supporter, même faire bon ménage et se conseiller mutuellement même parfois. Dans certaines conditions, ici de détention, la capacité de l’adulte, comme celle de l’enfant dont on parle le plus souvent, à s’adapter est incroyable. Le confinement actuel, inédit, de populations entières même européennes, n’en est-il pas une preuve, une illustration exemplaire ?

Tout le long, l’auteur, Jean-Paul Dubois, nous entraîne, subtilement, habilement, du présent au passé de ces deux vies. Et d’ailleurs, pour ajouter un certain suspens supplémentaire, le lecteur ne découvrira qu’à la fin, les griefs, les accusations qui ont conduit le narrateur à se retrouver avec deux ans de condamnation ferme. L’on constate alors qu’effectivement, cet homme sans histoires particulières, courageux, consciencieux, humain, s’est laissé emporter par les abus d’autorité de son « employeur ».

Autour de ces deux personnages, une femme et une chienne s’imposent aussi…

Tout est direct, sans inutiles détours mais avec bien des connaissances spécifiques précises. Tout est en délicatesse, en mansuétude malgré les aléas douloureux de la vie et ses injustices.

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

À lire… par les temps qui courent ! 

 

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ANNA CALVI, artiste rock.

26 Avril 2020 , Rédigé par MG Publié dans #spectacles

ANNA CALVI, artiste rock.

 

Une découverte télévisuelle et sonore que ce concert, salle Pleyel, avec…

 Anna Calvi !

C’est Arte qui nous propose ce concert rock,

avec une artiste spectaculaire ; en effet elle est brune, grande, rouge à lèvres voyant, pantalon à pinces et boléro assortis.

Anna Calvi est née à Twickenham et elle « déchire grave ».

Elle joue de la guitare comme personne, ou plutôt oui, comme Mark KNOPFLER de « Dire Straits », mais avec le style de BONO et son groupe « U2 », bref, avec ces 2 références, elle est inclassable.

Durant son concert, elle joue une douzaine de titres, en tout et pour tout !... avec une nonchalance élégante des grand-e-s Seigneur-e-s.

Anna Calvi a 40 ans, plutôt timide dans la vie, d’après les commentaires, mais sur scène, c’est une explosion de générosité envers son public ; public qui reste scotché, abasourdi, ébahi, devant une prestation artistique rarement vue ;

on demeure pantois devant une telle puissance, un tel pouvoir de communication;

Anna Calvi se transcende sur scène et c’est beau à voir.

Sa voix est extraordinaire

elle va chercher des notes très haut dans le ciel ,

puis se permet de murmurer dans le micro à d’autres instants ;

sa guitare , son outil, sa compagne est sa bête féroce soumise,

elle dompte les notes, jette la guitare , le micro , joue d’une main, se permet ce qu’elle veut , c’est une lionne ! Elle a obtenu l’Award 2019 pour sa prestation de Fender.

Anna Calvi  ,

une vraie « guitar heroe » à suivre, plus que jamais !

Merci Arte !

 

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ALBUM

25 Avril 2020 , Rédigé par AB Publié dans #Ecrits

Salut les Robinson !

 

      Aujourd’hui, sur mon île, telle Robinson

(ma source d’inspiration), j’ai un peu exploré.

                Au fin fond d’un placard, fouille archéologique

Pour ramener au jour, l’album photographique

Assise au bord du lit, l’ouvrir tout doucement,

Comme une aile déployée en un lent froissement,

Papier moiré dévoile et le noir et le blanc

Souvenir d’un vieux monde où tout était plus lent

Les tailleurs bien cintrés, souvenirs de la guerre

Les poses empruntées, les décors de naguère,

Lettrages appliqués, échoppes désuètes,

Les voitures lustrées, les vieilles bicyclettes

Mais aussi le velours de la joue des bébés

Et les jeunes mamans en amour, bouche bée,

Serrant fort sur leur cœur leurs précieux tout-petits

Étroitement langés en lainages exquis

Les papas un peu raides, tentant un air martial

Mais au coin de leur œil brille comme un cristal

Les grands-pères posant avec leurs chiens de chasse

Le petit a grandi, déjà le temps qui passe

Les grand-mères en tablier, l’arrosoir à la main

Et puis les fleurs figées et aussi le grand pin,

La famille étagée les jours de mariage

Sur les grands escaliers et puis un jour la plage :

Les enfants tout bronzés en maillots tricotés

Les parents jeunes encore et bien moins empruntés…

Bientôt vient la couleur et les clichés fanés

Les Kodak un peu bleus, les Agfa embrumés

Le temps qui s’accélère, les époques qui filent

On approche déjà du fameux an deux mille

Des gens ont disparu au creux des paysages

On les revoit pourtant dans de nouveaux visages !

Au fin fond du placard, l’album photographique

Plongée au cœur du temps, traversée nostalgique.     A.B  04/04/2020

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Comme l’arbre

24 Avril 2020 , Rédigé par MP Publié dans #Ecrits

Comme l’arbre

Je suis enracinée comme l’arbre à sa terre
Tous deux éclaboussés d’air pur et de lumière
Au rythme des saisons dans la nature ambiante
Nous gouttons ses soleils, ses ondées chatoyantes.

Comme l’arbre noueux, tourmenté par les vents
Je subis, j’obtempère, je m’incline, je plie
Mais je peux toutefois inexorablement
Dans un rapport de force, résister comme lui.

L’automne nous découvre nonchalants, désinvoltes
L’hiver nous met en veille, nous force à ralentir
Au printemps je rayonne quand il se voit fleurir
L’été reçoit les fruits témoins de nos récoltes.

Comme un père, une mère au chevet des petits
L’arbre nourrit, protège, oxygène et ravit
Réchauffant de son bois la chaumière et ses cœurs
Je subodore en lui une âme de sauveur.

Il est des jours sans vie, sans envie, des jours sombres
En quête de bonheur, de chants mélodieux
Des jours tristes où l’ombre se perd dans la pénombre
Avant de retrouver la lumière des cieux.

Martine

 

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« Un fil à la patte », à la Comédie Française

23 Avril 2020 , Rédigé par MP/MG Publié dans #Théâtre

 

Actuellement en replay, sur France 5

 

            « Un fil à la patte » est un Vaudeville de Feydeau, plein de rebondissements, de folie, de jeux de mots... nourris par le burlesque de l’œuvre qui ne vous laisse aucun répit.

 

  Fernand de Bois d'Enghien…

(Joué par le talentueux Hervé PIERRE) revient chez sa maîtresse Lucette Gautier, Diva célèbre, (la grande Florence VIALA , qu’on a retrouvée dans « le Misanthrope » récemment) afin de l'informer de son mariage qui aura lieu dans l'après-midi, avec la fille de la Baronne Duverger.

La mère,

 (Jouée par la regrettée Dominique CONSTANZA) souhaite justement inviter Lucette pour qu'elle vienne chanter à la réception du mariage.

Notre futur marié,

Fort dénué de couardise, n'a pas le courage d'avouer sa rupture à sa maîtresse... De plus, l'annonce de son mariage est parue dans le Figaro du jour. Donc, la surprise sera évidemment de taille pour les deux personnages qui vont se retrouver… face à face !

Bois d'Enghien va devoir fournir quelques explications à Lucette qui ne manquera pas de lui faire payer cet affront.

 On note la présence dans la distribution de

 Guillaume GALLIENNE

et de Christian HECQ ,

2 surdoués, plusieurs fois récompensés par le Milieu professionnel.

 

À ne manquer sous aucun prétexte !

Vu le contexte actuel, ça fait du bien de rire un peu !

 

 

 

 

 

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« CHERNOBYL »

22 Avril 2020 , Rédigé par MG Publié dans #cinéma

« CHERNOBYL »

de Craig MAZIN

 saison 1 , 5 épisodes

Avec Jared HARRIS,

 Emily WATSON,

Stellan SKARSGARD

 

Une série télé anglaise qui dépote, comme on dit ;

en effet,

quel pari de pouvoir nous faire revivre la genèse de cette catastrophe tant humaine, qu’ écologique, industrielle ou économique !

On est en avril 1986 dans la centrale nucléaire avec l’équipe des techniciens et ingénieurs de surveillance. Ceux-ci négligent des points du protocole de sécurité et le payent cher.

On assiste à toutes les précautions prises par l’Etat :

périmètre défini de protection,

soins hyper difficiles après des taux d’irradiation jamais égalés,

abattage des animaux domestiques locaux …

On retrouve Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’état à l’époque, obligé de diriger, en s’appuyant sur le savoir des scientifiques.  On ne peut s’empêcher de penser au covid 19 qui aujourd’hui aussi est une catastrophe à gérer pour le gouvernement.

Les mots clés de la série sont :

 Uranium, bore, graphite, réacteur ou encore refroidissement, unité de mesure du rayonnement nucléaire et sarcophage .

Nous sommes au temps de l’URSS puisque le mur de Berlin est tombé seulement en 1989. On pense, naïvement, à « Tintin au pays des soviets ».

Le réalisme est une des grandes qualités de « CHERNOBYL ».

 

 

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Que pourrait nous dire encore aujourd'hui Victor HUGO? 24

21 Avril 2020 , Rédigé par JC Publié dans #Ecrits

 

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